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Une bouteille à la mer

 

Il est incontestable que tout nouvel auteur se retrouve confronté à des problèmes insurmontables quand vient le temps de se faire éditer. Un auteur anonyme qui prétend à la publication doit s’armer de patience pour voir son manuscrit éclore. Les chances qu’une maison d’édition lui reconnaisse une valeur littéraire sont négligeables au milieu d’une pléthore de manuscrits, ceci en tenant compte des considérations banalement mercatiques. 

Les éditeurs connus sont d’abord plus intéressés par le nom d’une personne que par le contenu d’un livre, sans parler de l’enfermement microcosmique dans lequel ils affectionnent s’épancher. Il ne faut pas les blâmer pour autant car ils ont des raisons parfois recevables pour répondre au « marché ». Les auteurs « confirmés et reconnus » et leurs best-sellers leur permettent de poursuivre le chemin. Bref, on peut paraphraser l’adage « on ne prête qu’aux riches ».  … A moins d’être un philosopheur médiatico-mondain à col de chemise échancré, ou alors un sulfureux et acariâtre écrivain ou bien un célèbre criminel, ou un monstrueux pervers patenté, ou un politicien super corrompu, ou un sportif dopé bardé de médailles ou un trader aventureux… Est-ce le règne de la littérature de notoriété, stade suprême de la prose de consanguinité ?  

Dans ce cas, quelle part de chance un illustre inconnu aurait-il pour publier ? Presque nulle ! Et pour qu’une personne aille acheter son ouvrage ? Lorsque cet éventuel lecteur paraîtrait extrêmement curieux, tenace, inspiré, non-conformiste !… Pour être reconnu, il faut être déjà connu. 

Il reste le passage vers les livres à compte d’auteur. Mais ils sont considérés par un lamentable préjugé comme de la « sous-littérature ». Pourtant, les exemples sont nombreux d’auteurs authentiques qui, à leurs débuts, ont eu recours au compte d’auteur. Le problème réel se pose ensuite pour la promotion et la distribution. 

Il y a aussi ces contrats dits « participatifs » qui foisonnent un peu partout. Finalement, il ne faut pas se leurrer, ils sont juridiquement des contrats d’édition à compte d’auteur … abusif. Rien ne sert d’édulcorer l’intitulé contractuel, il n’y a aucun suivi, aucune distribution sérieuse, l’éditeur-prestataire n’assure ni la promotion active ni l’accompagnement commercial des ouvrages contrairement à ce qu’il peut prétendre.  

L’auto-édition en ligne apparait aujourd’hui comme une alternative qui peut desserrer l’emprise  du système en place. Les tirages sur des presses numériques permettent d’obtenir des ouvrages de qualité. Mais, l’absence d’une véritable promotion constituent une barrière à surmonter.  

Ce Blog a l’ambition d’être une enseigne visible par les lecteurs éventuels.

About Ribens

Diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris (Section : Relations internationales - juin 1978), se destinait à une carrière dans la diplomatie après un stage à l'Ambassade de Tunisie à Paris. Les circonstances 'hasards et nécessités- décidèrent d'un itinéraire professionnel différent. Parallèlement à de ses études à Sciences Po-Paris et à Paris II en sciences de l'information et de la communication, il entame en 1974 une exaltante aventure de correspondant à Paris ' chroniqueur (quotidiens & hebdomadaires tunisiens) qu'il poursuit pendant six ans. Ce qui lui permit d'approcher plusieurs personnalités politiques françaises et étrangères ainsi que des écrivains pour des entretiens (notamment Pierre Mendès-France, Michel Rocard, Michel Jobert, Hélène Carrère d'Encausse, Arthur Conte'), outre les articles et chroniques publiés régulièrement. Cette étape de son parcours, qui correspond à un élan spontané depuis l'enfance pour la lecture et l'écriture, s'enrichit en 1980 par un engagement politique auprès d'un homme d'Etat tunisien d'exception, Monsieur Mohamed Mzali qui portait alors un projet humaniste de démocratie et de progrès pour son pays. Il assure auprès de lui les fonctions de chargé de mission, d'abord au ministère de l'Education Nationale puis au premier Ministère pendant six années. Cet engagement à la fois lucide et enthousiasmé fut une expérience inédite qui lui permit de vivre durant cette période les efforts entrepris pour établir la démocratie (pluripartisme, liberté de la presse') et entamer les réformes nécessaires. Mais aussi d'observer une classe politique cynique et corrompue, traversée par les querelles marginales aux dépends de l'évolution de tout un pays et du bien être d'un peuple pacifique. Malgré l'épilogue de cette « traversée du Styx », aux côtés d'une figure marquante, il n'a jamais renié ses engagements pour les libertés. Les enseignements de cette expérience, avec ses revers mais aussi les espoirs qu'elle avait éveillés, l'avaient édifié sur la stérilité du combat politique dans des systèmes biaisés. Cependant, même si le « microcosme politique » n'a plus de sens pour lui, il n'a pas tourné le dos à une certaine éthique ni renoncer à agir. Il choisit de se retirer de cet univers détestable d'anthropophagie politicienne en regagnant l'administration comme cadre supérieur pendant dix-sept ans au cours desquels il a occupé des postes de direction. Il a exercé simultanément plusieurs activités : Conseiller Municipal élu de sa ville (1984 ' 1988), Secrétaire Général National élu ' Jeune Chambre de Tunisie (1988), Sénateur de la Jeune Chambre Internationale (Jaycees International), comme il a assuré une consultance en marketing et a enseigné le commerce international appliqué à la Faculté de Management & de Commerce International, à l'Université de Tunis III / Institut Supérieur de Gestion de Tunis. Il collabore aussi pour le compte de la Commission Européenne en tant qu'External expert pour l'évaluation des projets (EUMEDIS) dans deux domaines : commerce électronique et e-training. C'est en 2003 qu'il est contacté par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) pour une consultance au Koweït (un an), puis accepte une proposition de la Public Authority For Industry de ce pays comme conseiller depuis 2004 à ce jour. Sa passion pour la lecture et l'écriture ne s'est pas émoussée avec le temps, elle s'est affirmée d'abord à travers des traductions de l'arabe au français du livre « Les Courants Littéraires dans la Tunisie Contemporaine » (ATLAS Editions ' Février 1998), puis du roman « Aïcha » (Editions Bénévent- Juillet 2008), avant d'écrire son premier essai « Libertés fondamentales et modes de corruption des systèmes » aux Editions Thélès (2010).

Voir aussi

Le « Parapouvoir » Absolu

Chapitre 2 de Libertés Fondamentales et Modes de Corruption des Systèmes  Les échecs des tentatives …